Robert Forget

2012 Canadian Digital Media Pioneer Award

Robert Forget has been a true digital media pioneer in Canada. As a producer in the French Animation Studio at the National Film Board, he championed a number of experiments to find out how appropriate adoption of technology could enhance and extend Canadian cultural expression. His many contributions are part on a larger tradition of exploring new technologies at the NFB that has earned it an international reputation for artistic and cultural excellence and innovation.

Robert’s interest in the interplay between communication arts and technology led him to examine ways to effectively use technology in both the creation and distribution phases of the artistic and cultural process and to seek to fully engage the NFB with a broader cross-section of society.

In 1971, he helped create Le Videographe, the first centre in Canada for artists working in video production. In 1992, he was instrumental in launching CinéRobothèque in Montréal’s Latin Quarter.

His willingness to embrace new technology and discover how it could be put into practice, his recognition that this had to be done in the context of actual work, and his understanding of the importance of building early prototypes to test out ideas underlies much of what Robert Forget is celebrated for.

Robert subsequently guided the growth of computer animation at the NFB through a series of enhancements to the computer animation software that had been developed under an earlier collaboration with the National Research Council. The importance of these initiatives for the NFB was recognized when the Centre d’animatique was authorized in December 1984.

Robert Forget at the NFB
Photo courtesy of the National Film Board of Canada.

In 1993 Robert took on the role of Director for Technical Services at the NFB. He continued to look for ways to use digital technology in the filmmaking process. Under his leadership non-linear on-line editing, which was still in its infancy, was first used at the NFB.

Robert had a knack for seeing the potential in new technologies before others did.

In all of these efforts, Robert Forget never lost sight of the fact that technology is not the end goal, but merely a means for producing or distributing an artistic or cultural work. Each of the innovations he introduced over his career provided new tools for filmmakers to explore and new ways for the public to gain access to the filmmakers’ work. In this he remained true to his predecessor’s vision for the role of technology:

And so it was important that the animation studio, rather than imposing or favouring a technique, encourage filmmakers to discover and develop the technique best suited to the specific needs of a given film. In short, the right to question provides the freedom necessary for experimentation and innovation. – René Jodoin

It is with great pride that Robert Forget is being recognized as a Canadian Digital Media Pioneer for his many accomplishments and contributions to advancing the state of the art and for providing an environment at the NFB where others were able to gain early access to emerging technologies in a way that supported their individual explorations of digital media. His vision and dedication have helped maintain the National Film Board’s international presence as an innovative cultural institution.

Biography

Born in 1938, Robert Forget pursued a BSc in biology and an MSc in physiology. He made a Super 8 film using pixillation techniques in 1961, and through this effort he first met Norman McLaren, founder of Studio A, the original animation unit at the NFB. Four years later, Robert joined the National Film Board as a director of educational films in biology and science. He gained experience working with René Jodoin, then head of the French Animation Studio. He succeeded Jodoin in 1978 and later became head of French Production, before taking on the role of Director for Technical Services at the NFB in 1993. Robert’s interest in the interplay between communication arts and technology led him to seek to fully engage the NFB with a broader cross-section of society. In 1971, he helped create Le Videographe, the first centre in Canada for artists working in video production. Robert was instrumental in the 1992 launch of CinéRobothèque in Montréal’s Latin Quarter, providing free access to more than 10,000 films from the NFB collection.

Robert produced 33 films at the NFB and over 85 films in his entire career, including Anniversary, Better Housing for British Columbia, Bioscope, If Only…, Little Burgundy, Memories of War, Mirrors of Time, Still Point, Tocade, Two Sisters, Une âme à voile, With Drums and Trumpets, Wow, and Zea.

Selected Works

  • Two Sisters / Entre deux soeurs (1991)
  • Mirrors of Time / Les miroirs du temps (1991)
  • Anniversary / L’Anniversaire (1989)
  • Felicity / Félicité (1989)
  • La Lettre d’amour (1989)
  • Of Lives Uprooted (1988)
  • If Only … / Si seulement… (1987)
  • Itinerary / Itinéraire (1987)
  • Tocade (1987)
  • Nightangel / L’Heure des anges (1986)
  • A Matter of Form / Question de forme (1984)
  • Bioscope (1984)
  • Mushrooms / Champignons (1984)
  • Opéra zéro (1984)
  • Rectangle & Rectangles / Rectangle et Rectangles (1984)
  • Songs and Dances of the Inanimate World: The Subway / Chants et Danses du monde inanimé – Le Métro (1984)
  • Still Point (1984)
  • Listen, You’ll See… / Écoutez voir (1983)
  • Memories of War / Souvenirs de guerre (1983)
  • Une âme à voile (1982)
  • “E” (1981)
  • One Way Street / Les Naufragés du quartier (1980)
  • The French World Comes to Québec (1975)
  • Little Burgundy / La P’tite Bourgogne (1969)
  • Multiple Man / L’Homme multiplié (1969)
  • The Battle of St-Denis… Yesterday, Today (1969)
  • Sheer Sport (1969)
  • Capital on the Ottawa (1968)
  • Better Housing for British Columbia / La Colombie-Britannique et l’habitation (1967)
  • Indian Memento / Mémoire indienne (1967)

Photo courtesy of the National Film Board of Canada

Robert Forget

Lauréat du prix Pionnier des médias numériques au Canada 2012

Robert Forget fut un vrai pionnier des médias numériques au Canada. En tant que producteur au Studio d’animation française à l’Office national du film, il a dirigé de nombreuses expériences visant à découvrir comment utiliser la technologie de façon à améliorer et élargir l’expression culturelle canadienne. Ses nombreuses contributions s’inscrivent dans une plus large tradition d’exploration des nouvelles technologies qui a valu à l’ONF une réputation internationale en matière d’excellence et d’innovation artistiques et culturelles.

L’intérêt de M. Forget pour le jeu interactif entre les arts et les technologies des communications l’ont conduit à examiner diverses façons de mettre la technologie au service des étapes de création et de distribution du processus artistique et culturel et à élargir la portée de l’ONF auprès de la société canadienne.

En 1971, il a contribué à la création du Vidéographe, le premier centre canadien pour artistes travaillant en production vidéo. Il a joué un rôle décisif dans le lancement, en 1992, de la CinéRobothèque dans le Quartier Latin de Montréal.

Avant tout, on se souviendra de Robert Forget pour sa disposition à intégrer de façon pratique les technologies nouvelles, pour sa capacité à saisir la nécessité d’une telle intégration dans les travaux proprement dits et pour l’importance qu’il accordait à la construction de prototypes novateurs en vue d’éprouver de nouvelles idées.

Par la suite, Robert Forget a dirigé la croissance de l’animatique à l’ONF, à commencer par l’amélioration constante des logiciels prototypes qui avaient été mis au point dans le cadre d’une collaboration préalable avec le Conseil national de recherches du Canada. L’importance de ces initiatives a été reconnue lors de l’ouverture du Centre d’animatique de l’ONF en décembre 1984.

M. Forget a assumé en 1993 le rôle de directeur des Services techniques de l’ONF. Il n’avait cesse de découvrir de nouvelles façons d’utiliser la technologie numérique dans le  processus de création cinématographique. C’est sous sa direction que le montage non linéaire, qui n’en était alors qu’à ses balbutiements, a été utilisé pour la première fois à l’ONF.

M. Forget avait le don de saisir le potentiel des nouvelles technologies avant ses contemporains. À travers tous ces efforts, M. Forget n’a jamais perdu de vue le fait que la technologie n’est pas l’objectif final, mais plutôt un moyen de production et de distribution d’œuvres artistiques et culturelles. Chacune des innovations qu’il a introduites au cours de sa carrière a fourni aux cinéastes des outils d’exploration et a donné au public de nouvelles façons d’accéder au travail des cinéastes. En la matière, il est resté fidèle à la vision de son prédécesseur pour ce qui est du rôle de la technologie :

Il était donc important que le studio d’animation, au lieu d’imposer ou de favoriser une technique, encourage les cinéastes à découvrir et développer la technique la plus apte à répondre aux besoins particuliers de chaque film. Bref, le droit de questionner donne la liberté nécessaire à l’expérimentation et à l’innovation. – René Jodoinn

C’est avec une grande fierté que l’on célèbre aujourd’hui Robert Forget comme un pionnier des médias numériques au Canada pour ses nombreuses réalisations et contributions à l’avancement des connaissances. Il a su créer à l’ONF un environnement dans lequel tous étaient en mesure d’accéder à des technologies émergentes d’une façon propice à leurs explorations personnelles des médias numériques. Sa vision et son dévouement ont contribué au maintien de la présence internationale de l’ONF en tant qu’institution culturelle novatrice.

Biographie

Robert Forget est né en 1938 et a obtenu un B.Sc. en biologie et une M.Sc. en physiologie. En 1961, il a réalisé un film super 8 au moyen de techniques d’animation image par image, et ses efforts lui ont valu de rencontrer Normal McLaren, le fondateur du Studio A, l’unité originale d’animation de l’Office national du film du Canada (ONF). Quatre ans plus tard, il s’est joint à l’ONF à titre de directeur de la section des films éducationnels en biologie et science. Il a acquis de l’expérience en travaillant avec René Jodoin, qui dirigeait à l’époque le Studio d’animation française. Il a remplacé M. Jodoin en 1978 et a plus tard pris les rênes de la Production française, avant d’assumer, en 1993, le rôle de directeur des Services techniques de l’ONF. Son intérêt pour le jeu interactif entre les arts et les technologies des communications l’ont conduit à travailler sur l’élargissement de la portée de l’ONF auprès de la société canadienne. En 1971, il a contribué à la création du Vidéographe, le premier centre canadien pour artistes travaillant en production vidéo. Il a joué un rôle décisif dans le lancement, en 1992, de la CinéRobothèque dans le Quartier Latin de Montréal, en offrant un accès gratuit à plus de 10 000 films appartenant à la collection de l’ONF.

M. Forget a produit 33 films à l’ONF et plus de 85 films au cours de sa carrière, dont Une âme à voile, L’Anniversaire, Avec tambours et trompettes, Bioscope, La P’tite Bourgogne, La Colombie-Britannique et l’Habitation, Entre deux Sœurs, Les miroirs du temps, Si seulement…, Souvenirs de guerre, Tocade, Trêve, Wow et Zea.

Travaux choisis

  • Two Sisters / Entre deux sœurs (1991)
  • Mirrors of Time / Les miroirs du temps (1991)
  • Anniversary / L’Anniversaire (1989)
  • Felicity / Félicité (1989)
  • La Lettre d’amour (1989)
  • Of Lives Uprooted / Déracinés (1988) 
  • If Only … / Si seulement… (1987)
  • Itinerary / Itinéraire (1987)
  • Tocade (1987)
  • Nightangel / L’Heure des anges (1986)
  • A Matter of Form / Question de forme (1984)
  • Bioscope (1984)
  • Mushrooms / Champignons (1984)
  • Opéra zéro (1984)
  • Rectangle & Rectangles / Rectangle et Rectangles (1984)
  • Songs and Dances of the Inanimate World: The Subway / Chants et Danses du monde inanimé – Le Métro (1984)
  • Still Point (1984)
  • Listen, You’ll See… / Écoutez voir (1983)
  • Memories of War / Souvenirs de guerre (1983)
  • Une âme à voile (1982)
  • “E” (1981)
  • One Way Street / Les Naufragés du quartier (1980)
  • The French World Comes to Québec (1975)
  • Little Burgundy / La P’tite Bourgogne (1969)
  • Multiple Man / L’Homme multiplié (1969)
  • The Battle of St-Denis… Yesterday, Today (1969)
  • Sheer Sport (1969)
  • Capital on the Ottawa (1968)
  • Better Housing for British Columbia / La Colombie-Britannique et l’habitation (1967)
  • Indian Memento / Mémoire indienne (1967)